Je me nomme Le Vorace, étudiant en Gironde, né le 26 Mai 1990 à Würzburg en Allemagne. Né d'une mère allemande et d'un père français, j'ai, avec le temps appris à parler les deux langues, une chance inestimable pour moi qui n'aura donc fourni aucun effort pour connaitre ces différentes cultures.
Dés ma naissance que je ne saurai pas vraiment définir, car comment définir un événement dont on ne se souvient pas? J'ai ouïe dire qu'à peine venue au monde, j'étais déjà sur le point de mourir...étranglé par mon cordon ombilical. Je ne saurai en dire plus...
Étant petit, mes souvenirs sont déjà plus nets, avant de recevoir une éducation plus ou moins catholique, j'étais un garçon violent et agressif, j'étais souvent impliqué dans les bagarres à la maternelle. Depuis le catéchisme, je suis devenu plus sage et plus réceptif à la douleur des autres. J'étais devenu innocent et souvent passif vis à vis des autres. L'enfance des êtres vivant est partout la même, que ça soit chez les humains que chez les animaux, ce qui paraît être un jeu inoffensif est en fait une façon de dominer son prochain. Seulement, une fois attendri par le catéchisme, je suis devenu le « grand con » que l'on bizutait sans cesse...
Les choses changèrent lorsque je fis mon apparition au collège, je me suis fais de vrais amis sur qui je pouvais compter, que j'ai peu à peu perdu avec le temps jusqu'au point de ne plus avoir de contact avec eux. L'adolescence est une période difficile, car l'on se cherche, on cherche un style, on cherche à se démarquer, on voudrait changer le monde, mais on sait que c'est impossible. Alors on devient « rebelle » pour prouver notre mécontentement (comme un genre de caprice).
Au lycée, c'est encore différent, on veut prouver que l'on est grand et responsable, même si ce n'est jamais vraiment le cas. On peut côtoyer de bonnes et de mauvaises personnes, j'ai toujours essayé de voir les choses de l'extérieur et je suis devenu une sorte de « marginal ». Mais je pense que la meilleure chose dans l'adolescence, c'est quand elle se termine... Je ne dis pas que je regrette mon adolescence, au contraire j'ai vécu de très belles choses. Même si mes trois grands moments de bonheur ne s'y trouvent pas forcément.
Ma première fierté fut l'obtention de mon permis, le permis est pour moi le début de l'indépendance, de l'autonomie et donc de la liberté, et je l'aime plus que tout cette liberté.
Ce second moment de fierté est assez spéciale car, il se trouve dans un futur proche, et je sais que c'est un événement que je n'oublierai jamais, il s'agit de ma montée sur le ring pour un gala de catch, certains pensent que le catch est un sport ridicule, je m'oppose à cette opinion, car il s'agit d'un spectacle, et non pas d'un spectacle sans difficulté, certains lutteurs savent qu'ils peuvent à tout moment louper une prise dangereuse dans le seul but de voir des étoiles dans les yeux d'un enfant.
Le troisième moment de bonheur fut aussi une étape très difficile, pas seulement pour moi, mais surtout pour mes proches, il s'agit de l'obtention du bac. La pression (qui d'habitude ne m'atteint pas) était là jusqu'au bout. Cette étape de ma vie était tant bien une difficulté qu'un grand instant de bonheur.
Un autre événement difficile de ma vie fut la mort de mon grand père à mes huit ans, J'ai su pour la première fois ce que c'était que de perdre un être cher à mes yeux, je crois bien ne jamais avoir autant pleuré que ce jour là...
Un autre instant qui fut très dur à vivre mais qui ne me concerne pas directement, je n'en parlerai donc pas...
Je reviendrai donc sur le sujet principal, le sujet étant moi. Je vais me présenter un peu plus en détails. Je suis un jeune homme tout ce qui est de plus banal, je n'ai pas de talent particulier (à part le bilinguisme en allemand qui est plus une chance qu'un talent), ni une intelligence supérieur à la moyenne. Mais au fond tout le monde est unique en son genre. Je ne suis peut être pas le meilleur pour citer mes défauts et mes qualités, mais je vais tout de même tenter de faire un effort, un défaut sur lequel je suis tout à fait conscient c'est ma paresse (elle me hante depuis des lustres), j'aime aussi étaler mon savoir (bien que maigre) est ce un signe de vantardise? En qualité je pense que je peux tout de même citer ma franchise, même si elle est parfois blessante. J'essaie d'être ouvert d'esprit sans être influencé par les différents avis. Mes gouts sont divers et variés, je suis un partisan des petits plaisirs de la vie. J'adore la musique (malheureusement pas musicien, je n'ai jamais eu la patience d'apprendre ou bien la flemme...), toute sorte de musique, aussi bien classique, celtique, jazz et blues que punk, hard rock et métal violent. Je suis aussi un amateur de sport, mes préférences vont aux arts martiaux qui m'ont développé une philosophie que j'essaie d'appliquer au mieux, je parle du contrôle de soi qui est parfois bien plus dur que le contrôle du corps. J'aime aussi tout ce qui se rapporte au spectacle, par exemple le théâtre, les animations médiévales et par ailleurs le catch qui reste très polyvalent dans le domaine du loisir.
Quant à mes projets, je n'ai pas vraiment d'idées, elles viendront au fur et à mesure que je trace ma route. Je n'aime pas suivre les plans, je m'y perds trop, je préfère découvrir les environs seul. Je prends la vie comme elle vient. Je n'ai pas peur de l'avenir, en parlant de peur...
Je n'ai pas de phobie particulière, il arrive des moments où je me sens invincible et d'autres où je me sens fragile et faible. A certaines périodes où l'on se sent invincible, je pense devenir fou, "La fureur d'Odin" qui sait? même la mort ne m'effraie pas vraiment, au contraire, elle m'intrigue, j'aurai peut être quelques réponses à mes questions (par exemple si cet homme venu du ciel promettant la vie éternelle disait vrai ou si c'était qu'un énorme canular ). Certains moyens sont unique pour arriver à nos "fins". Bref ma peur dépend du contexte.
Je n'ai d'ailleurs pas peur de mon futur, je l'accepterai. « Comment vous vous voyez à 50 ans? » Plusieurs réponses possible à cette question, je pourrai très bien me voir en tant qu'un millionnaire impuissant marié à une jeune femme blonde à forte poitrine me trompant avec mon jardinier. Ou alors, j'aurai plus ou moins raté ma vie et me retrouverai seul, cassé de partout assis dans une chaise roulante au milieu d'un petit appartement sombre. Maintenant, « Comment aimeriez vous vous voir à 50 ans? » est une autre histoire, j'aimerai être un homme sage et ouvert d'esprit vivant dans une modeste demeure en campagne, sans doute accompagné d'une femme que je chérirai et d'enfants que j'aimerai , enseignant l'art du karaté aux enfants afin de leur offrir une philosophie basée sur le respect envers les autres (c'est malheureusement une chose qui se perd de nos jours). Mais le plus important est de ne pas regretter le passé, car c'est les expériences (même mauvaise) du passé qui font de nous ce que nous sommes, et l'on ne peut pas profiter de la vie en regrettant son passé donc soi même (j'ai hésité à laisser cette phrase, car je n'étais pas sur de comprendre mes propres propos...).
Pour le portait chinois, voilà comment je me verrai si j'étais :
un animal: Je choisirai le glouton, aussi appelé Wolverine (en Amérique ) ou carcajou (au canada). Cet animal vivant au grand nord est petit mais craint de tous, Il forge le respect auprès des autres animaux et n'hésite pas à se frotter aux animaux les plus grands tel les élans. Si j'apprécie cet animal c'est pour le respect qu'il impose et non pas pour son agressivité trop importante, il ne cherche pas à dominer mais seulement à protéger ses biens.
Un objet: Je serai un miroir, objet vieux comme le monde et toujours utilisé, fruit de l'égo, de l'importance que l'on se donne, porteur de malchance pour les superstitieux et adoré par les narcissiques, le miroir s'adapte à la personne qui est en face de lui, reflétant la lumière et absorbant l'obscurité. Pourquoi serai je un tel objet? Car j'essaie de paraître l'égal de celui ou celle qui me parle, je ne l'imite pas, j'essaie de lui présenter autant d'intérêt pour moi qu'il en a pour lui même
Une période Historique: Il n'y a pas vraiment de période utopique, toutes les époques se ressemblent au fond. Je n'ai pas de période préférée, mais si j'avais pu choisir mon époque, j'aurai vécu ma vie avant la Renaissance (Antiquité ou Moyen Age), des époques qui montrent la volonté des Hommes à dépasser les durs étapes de la vie. La mentalité était différente, on pouvait s'asseoir à une table et parler du beau temps à des inconnus sans gène, ce qui, à notre époque passerai pour une agression...
Une couleur: J'ai une attirance pour le gris/bleu, c'est la couleur du ciel par temps triste, je ne sais pas pourquoi, mais cette couleur m'inspire...
Un végétal: Un platane, pire ennemi de l'alcoolique au volant, tout comme moi. Les hommes ivres au volant sont trop agressif et on un comportement irresponsable.
Un son: J'aimerai être une ligne de basse, elle est marquante, puissante et pénètre le corps pour y résonner.
Une odeur et un gout: Je trouve l'odeur et le goût du miel agréable, doux et sucré, fruit du dur labeur des abeilles, insectes que j'apprécie, car j'ai l'impression qu'elles ont un code d'honneur, et j'ai un profond respect les personnes qui s'interdisent certains choses qui ne sont pas dans leurs principes.
Un moyen de transport: Je serai un vélo, pure mécanique, simple à réparer et écologique.
Un vêtement: Si j'étais un vêtement, je m'installerai sur le crane d'un voyageur, le protégeant du soleil comme de la pluie, si je devais choisir un vêtement, je serai un chapeau de cuir australien habillé d'une plume de faisan pour le style.
Conclusion: J'ai trouvé cette autobiographie intéressante à écrire même si la présentation est un peu brouillon. Le plus dur pour moi fut sans nul doute le portrait chinois, j'ai parfois du mal à me retrouver dans un objet ou même une odeur. En revanche, ce travail d'écriture ne m'a pas apporté grand chose, je pense me connaitre un minimum pour vivre en paix avec moi même.

Sur cette photo se trouve toute la bande de joyeux lurons que nous étions il y a quelques années de ça.
Photo prise à la maternelle de Lormont.
